Marche à pied : enjeu de santé et de mobilité pour les communes

12 févr 2026

La marche à pied est la première activité physique pratiquée au quotidien, mais elle recule sous l’effet de la sédentarité et de l’organisation urbaine centrée sur la voiture. Pour les collectivités, agir en faveur de la marche revient à traiter conjointement les enjeux de mobilité, de santé et de qualité de vie.

 

La marche à pied face à la sédentarité : un enjeu de santé publique

La sédentarité progresse en France, en particulier chez les enfants et les adolescents, avec une baisse marquée de l’activité physique quotidienne. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation des risques de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de surpoids¹. Dans ce contexte, la marche occupe une place centrale dans les politiques de santé publique.

Selon l’ANSES, marcher régulièrement, même sur de courtes durées, contribue à préserver la santé et à limiter les effets de l’inactivité physique². Tout l’intérêt de l’exercice de la marche est qu’il est très accessible. La marche peut être intégrée facilement aux déplacements du quotidien.

Les initiatives pour la marche en matière de santé publique trouvent ainsi un prolongement direct dans l’action des collectivités. En facilitant les déplacements à pied pour les trajets courts (école, commerces, services), la commune agit concrètement pour aider les habitants à sortir de la sédentarité en ville.

 

La marche comme mode de déplacement du quotidien

Une part importante des déplacements urbains s’effectue sur des distances inférieures à un kilomètre, pour lesquelles la marche représente une alternative directe à l’usage de la voiture. Pourtant, ces trajets restent encore majoritairement motorisés, en raison de l’organisation de l’espace public et de la place accordée aux flux automobiles.

Les politiques de mobilité intègrent de plus en plus la marche dans une approche globale des déplacements. Promouvoir la marche revient à reconnaître le piéton comme un usager légitime de l’espace public, au même titre que les autres modes. Cette reconnaissance traduit une évolution des politiques publiques, qui ne considèrent plus la marche comme un déplacement résiduel, mais comme un mode à part entière, inscrit dans les usages quotidiens.

Pour les collectivités, cette évolution pose la question de la place accordée au piéton dans l’organisation des déplacements et dans le partage de l’espace public. Elle invite à interroger les pratiques existantes, avant d’engager des choix d’aménagement et de gestion adaptés aux déplacements à pied.

 

Comment rendre la ville plus agréable pour la marche ?  

La collectivité peut d’abord agir sur la circulation automobile, en évitant que certaines rues de quartier ne servent d’itinéraires de transit et en maîtrisant les vitesses. Ces choix permettent de réduire la pression de la voiture et de rééquilibrer le partage de l’espace public en ville.

La collectivité peut aussi améliorer la qualité du parcours piéton. Des cheminements continus, sans obstacles ni ruptures, facilitent les déplacements à pied pour tous les publics. À l’inverse, des trottoirs étroits, discontinus ou encombrés rendent la marche difficile et dissuasive, notamment pour les personnes âgées, les enfants ou les personnes à mobilité réduite.

Enfin, la collectivité peut structurer des parcours piétons reliant les lieux de vie du quotidien. Relier les écoles, les commerces, les services et les équipements publics par des itinéraires lisibles et cohérents à l’échelle communale favorise l’usage de la marche sur les courtes distances et renforce sa place dans les pratiques de déplacement.

 

Le rôle du mobilier et des équipements dans l’expérience piétonne

Le mobilier et les équipements présents dans l’espace public influencent directement la manière dont les habitants se déplacent à pied, s’arrêtent et occupent les lieux.  

Les assises, les points d’appui, les équipements sanitaires ou les éléments de signalétique participent au confort des déplacements. Ils peuvent aider les usagers, et notamment les plus fragiles, à marcher sur de plus longues distances.

Des bancs régulièrement implantés permettent de faire des pauses. La présence de sanitaires publics sur des parcours plus longs rend certains espaces plus accessibles.  

Pour les collectivités, le choix de ces équipements engage la durabilité et la qualité de l’aménagement. Leur implantation, leur robustesse et leur facilité d’entretien conditionnent leur usage dans le temps.

Francioli, fabricant de mobilier urbain et de sanitaires publics en béton, propose des équipements pensés pour un usage intensif dans l’espace public. Leur conception prend en compte les contraintes d’implantation, de fréquentation et d’entretien rencontrées par les collectivités. Implantés le long des cheminements piétons ou à proximité des lieux de vie, ces équipements contribuent au confort des déplacements à pied et à la possibilité de marcher plus longtemps dans l’espace public.

 

Sources :

(1) Forum international des transports – OCDE, Piétons : sécurité, espace urbain et santé, conclusions du groupe de travail, 2011.

(2) ANSES, Marcher régulièrement : 5 minutes pour préserver sa santé, anses.fr.

 

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